25/05/2015

Un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour le Castor.

Avec un pareil article, je vais être obligée d'expliquer deux-trois choses pour ne pas perdre des personnes en cours de route.

Mon homme joue à Guild Wars 2, un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (dit mmorpg pour les habitués). Une partie du jeu, le Monde Contre Monde, consiste en une grande lutte de territoire entre serveurs. 
Comme bien souvent dans les mmorpg, les joueurs se regroupent en guilde pour le plaisir de jouer ensemble. Ils choisissent leur nom, leur emblème etc...
L'emblème dans ce jeu est dessiné sur leurs armures et leur drapeau apparaît sur le cadavre des ennemis tués, sur le fort qu'ils ont conquis et revendiqué. Comme emblème, ils auraient pu choisir quelque chose qui en impose mais non, ils ont choisi ce castor rose sur un petit cœur tout girly, tout bisounours.
La première fois que j'ai vu ça, je lui ai dit : "vous êtes sérieux là?!"


Alors pourquoi un castor rose? Parce que ça les faisait marrer et que c'était une façon de faire rager l'ennemi... Se faire buter, ça fait jamais plaisir et quand en plus un castor tout mignon-trognon te salue d'un air moqueur... disons que ça met un peu les nerfs aux joueurs adverses.

Pour vous dire comme il faut pas déconner avec le castor, l'Homme un jour m' a dit : "Dans cet ordre, j'aime ma copine, mon castor, mon chat".
Oooh non, ne vous emballez pas... Le geste joint à la parole ne laissait aucun doute : le chat était number 1 et j'étais reléguée number 3. Le sourire et l’œil qui pétille, accompagnant le tout, ont fait que je ne l'ai pas étranglé sur place. 

Ça fait quelques années qu'il est dans la même guilde maintenant et les liens se sont tissés, suffisamment pour avoir envie de partager des bons moments également dans la vraie vie, In Real Life en jargon geek. Quand il cherchait une idée de cadeau pour la prochaine rencontre IRL, connaissant leur amour pour leur castor, j'ai proposé l'idée du castor "in real life" aussi.
L'IRL de cette année avait lieu en Vendée. J'ai donc négocié de faire la bannière castor en tissu contre mon poids en brioches vendéennes ;)

Voilà, vous savez tout. Vous êtes parés pour poursuivre la lecture de cet article.


J'ai demandé à l'homme de me prendre quelques screens pour que je puisse travailler dessus tranquillement. Oui, la belle rouquine, c'est mon homme :) 
Je me suis appliquée dans la réalisation des bannières et j'ai commencé par dessiner le précieux castor sur du papier sulfurisé et créer mon patron de base.



J'avais un peu peur avant d'attaquer. Je me mettais la pression et je trouvais le modèle pas très facile à reproduire sur du tissu, beaucoup de petites pièces à faire comme les oreilles, beaucoup de broderie aussi... Ça a été une histoire de patience et de minutieUne fois les appliqués faits, j'ai pu souffler. Le plus gros des bannières était fait.



Il me restait à fixer deux passants en haut. Pour un côté "édition de luxe" j'ai cousu de chaque côté un ruban doré.


La première bannière castor est partie du côté du Puy du Fou


La seconde a été faite pour rester dans le Puy de Dôme
(parce que je me doutais que l'Homme ne pourrait pas se séparer de son castor chéri comme ça)  


De mon côté, j'ai profité de leur IRL pour m'éloigner un peu du Puy de Dôme 
et aller faire un petit tour dans l'Allier 
en mettant la bannière dans mes bagages.


Histoire de me mettre au vert, de fouler les herbes hautes
et bien évidemment en profiter pour annexer un nouveau territoire "castor"!


Tant qu'à faire les choses, autant les faire bien et y aller de sa petite phrase historique de circonstance :
"Un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour le Castor!"


Pendant ce temps là, au Puy du Fou...
J'avais chargé l'Homme de me faire rêver en prenant une photo qui pète, genre une photo de groupe autour de la bannière, un chevalier posant avec la bannière... et j'ai reçu par mms une photo de la bannière flottant en haut d'une arène de gladiateur. Mission carrément accomplie!
Je peux vous dire qu'ils ne sont pas passés inaperçus là-bas en déambulant partout avec leur bannière.
Je me suis bien marrée en voyant leurs photos. J'étais super contente d'avoir contribué à leur doux délire et pas peu fière du succès du castor.


Quelques jours après mon escapade, j'ai une amie (coucou Julie!) qui a partagé sur Facebook, cet article de La Montagne : le castor a recolonisé l'Allier. J'ai éclaté de rire devant mon pc. Et voilà, on plante une bannière et bim! effet immédiat : les castors se sentent appelés et rappliquent.


Cela dit, j'espère que l'effet "rameutage de castor" n'est pas systématique parce qu'après avoir claqué fièrement au vent, la bannière trône actuellement dans mon salon et je suis pas sûre d'avoir envie de voir ma table basse dévorée par une famille de castors... ;)


En tout cas, méfiez vous du pouvoir du castor, j'ai commencé par me moquer de lui et de plus en plus, je commence à y être attachée à cette bestiole ;)

18/05/2015

Envolées de papillons et de tote bags.

 
Comme je vous le disais dans le précédent article, j'ai fait bien plus de papillons qu'il n'en fallait pour ma boîte à papillons. Il restait à savoir comment les utiliser. Je venais d'acheter une jupe haute en couleurs à ma grande sœur, une sorte de cadeau d'anniversaire en avance pour qu'elle en profite dès les premiers jours ensoleillés de mai .


La jupe vient d'une petite boutique située au pied de la cathédrale de Clermont (amis touristes, vous ne pouvez pas la rater!) : El Tumi. J'aime les vêtements originaux et colorés donc là-bas, je me sens comme un chien fou lâché dans un magasin de croquettes. Ils sont approvisionnés assez souvent avec de toutes petites séries. Il n'est donc pas rare que je traîne, comme ça pour voir dans leurs rayons et il n'est pas rare que j'ai un coup de cœur sur une robe, une jupe, un sarouel, une tenture, un bijou... Je sais pas si vous vous souvenez de ma robe Flower Power mais elle venait de là par exemple.
Ces jupes en patchwork, elles sont particulières. Elles sont faites avec les invendus des collections précédentes. Le fabriquant découpe tout ça et en fait des merveilles. L'idée est chouette, le résultat est unique et sublime.
Et je ne vous parle pas des robes en récupération de soie de sari... (mais je trouverai bien un prétexte pour vous montrer la mienne un jour ou l'autre ^^)


Mes précédents tote bags ayant bien plu à ma sœur, j'ai eu envie d'en créer un parfaitement assorti à la jupe. Je suis partie sur une base marron assez terne pour mieux mettre en valeur les éléments dessus : fleurs et papillons reprenant les couleurs présentes dans le patchwork. L'anse et la doublure, j'ai choisi de les faire couleur menthe à l'eau. Il y a quelques petites pointes de cette couleur dans la jupe et j'aimais bien l'idée de la couleur froide qui vient un peu trancher avec le reste.


Pour rester dans l'esprit japonais de l'origami, j'avais prévu des fleurs au design japonais. J'avais commencé ma découpe quand je me suis rendue compte en regardant de plus près qu'il y en avait dans un des tissus constituant le patchwork. Et là, ya pas du détail qui tue?! bon ok, personne ne le voit mais moi, je le sais ^^








 

Dans ma lancée, j'en ai fait un spécial pour ma maman, la fête des mères arrivant à grand pas, je ne serai pas prise au dépourvu cette année. Je vous le montrerai à cette occasion sur Facebook, histoire de pas gâcher la surprise dans cet article. 
J'étais plutôt pas mal dans ce bain de couleurs qui met de bonne humeur et fait pétiller les yeux, alors j'ai aussi créé une petite série pour la boutique. Vous pouvez donc retrouver ces sacs sur Dawanda ou sur A Little Market, selon vos préférences.


Il me reste encore quelques papillons (bah oui, je m'étais vraiment lâchée) donc d'autres sacs verront peut-être le jour de temps en temps... mais pour l'instant, j'ai envie de revenir un peu à la mosaïque.



11/05/2015

[DIY] Comme un papillon à une étoile...


Dans le couloir de la maison de mes grands-parents paternels, ma grand-mère avait installé des boîtes à papillons et à insectes. Je me souviens, dès qu'on arrivait là-bas, je demandais toujours qu'on me porte pour que je puisse voir les papillons et scarabées de plus près. Mon père se chargeait de me les énumérer. Il faut dire qu'elle s'était constitué une belle collection : Morio, Grand paon de nuit, Apollon, Machaon, Flambé, Vulcain, Paon du jour, Petite tortue, Sphinx tête de mort, Citron...


De là vient sans doute en grande partie ma passion pour les insectes et petites bébêtes. L'époque a changé, les papillons se raréfient et quand on croise un beau spécimen, on a plus que moyennement envie de le tuer et de l'épingler dans une vitrine. Quand je pars à la chasse aux papillons, je fais donc plutôt ça avec mon appareil photo et je peux vous dire que j'en ai passé des heures en planque dans les buissons...


En déambulant dans les allées de Zodio cet hiver, j'ai vu cette vitrine au milieu des cadres et immédiatement, j'ai repensé à la vitrine de ma grand-mère. J'avais vu des papillons en tissu façon pliage en origami sur le blog Des tulipes et des cœurs, sur Pinterest... Les images de ces papillons étaient toutes fraîches en mémoire et du coup, là-haut, deux neurones se sont connectés. 


J'ai alors ressorti les chutes de tissus de ma grand-mère, maternelle cette fois, que je gardais précieusement dans une boîte à chaussures. C'était de tout petits morceaux, je ne voulais pas faire n'importe quoi avec et jusqu'à présent je n'avais pas trouvé comment les utiliser intelligemment


C'était le projet idéal, la réunification parfaite entre une mamie "modes et travaux" et une mémé "nature et animaux". J'ai rajouté mon grain de sel en allant chercher mes beaux tissus japonais. Pour de l'origami, on ne peut pas trouver plus adapté.


Parmi les tissus de ma mère et de ma grand-mère, j'ai sélectionné ceux dont les couleurs rappelaient les photos de papillons que j'avais pu faire...





Le tissu avec les petites tulipes, c'était un tissu que ma mère avait utilisé pour se faire une robe de grossesse quand elle m'attendait. C'était chouette de l'incorporer à ce projet.
De là, je me suis un peu pris la tête pour incorporer des tissus qui m'étaient chers, ceux offerts par des proches ou des grands-mères d'adoption comme je les appelle, ceux qui correspondent à une certaine réalité entomologique, ceux que je trouvais juste beaux ou rigolos.. bref, vous l'avez compris, y'a eu du test et du re-test et une invasion massive de papillons.



A défaut de pouvoir faire différentes formes, j'ai utilisé plusieurs gabarits pour obtenir différentes tailles et ainsi donner une impression de variété.




Je n'avais pas revu cette vitrine depuis des années. Je devais avoir une dizaine d'année la dernière fois que je l'ai vue. Dans mon souvenir, il y avait un énoooorme papillon bleu. En travaillant sur ce projet, j'ai demandé à mes parents ce qu'étaient devenus ces papillons. Quelques coups de fil et emails plus loin, je recevais la photo de la-dite vitrine. J'ai été particulièrement surprise de ne pas voir de bleu là-dedans. 
En regardant plus attentivement la photo de la vitrine (tout en haut de cet article), on peut distinguer en haut au centre un minuscule azuré qui a perdu la majeure partie de sa belle couleur bleue. Le plus petit papillon du cadre, mon préféré, était devenu monumental dans ma mémoire.
J'ai préféré donner à la couleur bleue
la place qu'elle a laissée dans mon souvenir et l'importance qu'elle avait dans mes yeux de petite fille.


Un peu de mise en abîme : des papillons à l'intérieur du papillon.


J'avais pensé utiliser du liège blanc pour épingler mes papillons. Au final, j'ai eu quelques petits soucis avec ma commande. Suffisamment pour faire une croix sur le liège et me rabattre sur une plaque de Depron. Ce n'est pas plus mal, c'est assez neutre et cela met bien les papillons en valeur.


Le choix final n'a pas été facile à faire mais après de longues soirées à peser le pour et le contre, on finit par y arriver.


Quelques épingles blanches pour fixer le tout.


Comment se prendre la tête des mois sur quelque chose qui pourrait être fait en deux temps trois mouvements... oui, mais quand les choses ont du sens, c'est tellement mieux. Entre temps, j'ai revu V pour Vendetta qui passait à la télé. Étant obnubilée par mes tests de papillons, les vitrines sur le mur de son antre m'ont sauté aux yeux. Comme je suis un peu amoureuse de V, cela a rajouté un petit supplément d'amour et un esprit de liberté à ce projet en cours.
Oui, je prends ma télé en photo... et alors, pas vous? ^^


Au final, cette boîte à papillons m'évoque donc tout plein de choses 
et va trouver une place de choix dans mon atelier.


Et qu'est-ce que j'ai fait avec tous les autres papillons non sélectionnés pour la vitrine? J'essaye de vous en parler tout bientôt...

En tout cas, contrairement à ce que la photo pourrait laisser supposer, aucun papillon n'a fini entre les griffes ou les dents d'un dangereux prédateur.




04/05/2015

May the fourth


Et oui, on est le 4 mai aujourd'hui et pour ceux qui le savent pas, c'est un peu LA journée Star Wars
Pourquoi ça? parce que de "May the Force be with you" à "May the fourth be with you", il n'y a que quelques lettres d'écart.

Il y a quelques jours une de mes amies, fan de Star Wars, fêtait son anniversaire. Et la veille, comme ça, ça m'a pris, j'ai eu l'idée de lui faire un petit cabas. Je savais qu'elle allait ce weekend à la convention Star Wars annuelle à Cusset (cliquez ici si vous voulez en savoir plus) alors je l'ai fait un peu plus grand que mes tote bags habituels pour qu'elle puisse le blinder d'un tas de trucs.

 

J'ai longtemps hésité entre le symbole de l'Alliance Rebelle et celui de l'Empire. On a pesé le pour et le contre avec mon homme (qui tient officiellement le rôle de conseiller artistique dans ce genre de projets... bon je l'écoute pas toujours mais je lui demande toujours son avis ^^).
Et puis deux neurones se sont connectés là-haut. Je double toujours mes sacs parce que je n'aime pas voir des coutures à l'intérieur donc "mais oui, mais c'est bien sûr!", ils sont complétement réversibles!!




Ceux qui aiment retourner leur veste "toujours du bon côté" aimeront ce sac! Il s'adapte aux différents cosplays et à l'humeur du jour, selon qu'on se réveille avec une envie de sauver la galaxie de la tyrannie ou plutôt de tuer des petits ewoks avant le petit déj'. 



J'ai donc appliqué le symbole de l'Empire à l'intérieur du sac. Un peu galère à faire ce symbole cela dit en passant. Comme à mon habitude, j'ai dessiné mes patrons sur du papier sulfurisé, juste histoire de me guider et de garder une trace pour en refaire d'autres par la suite si besoin est. Cela vous laisse voir comment j'ai décomposé le symbole pour le coudre.


Le souci quand on fait les choses à la dernière minute, c'est que des petites erreurs se glissent dans les ouvrages... Je me suis pas méfiée, un rond étant un rond, je n'ai pas vu que le symbole avait un sens et je l'ai mal orienté en l'appliquant... bon il suffit de pencher un peu la tête sur le côté pour le voir comme il faut.


Je m'en veux un peu d'avoir fait une boulette aussi bête. L’œil de lynx de l'Homme n'a vu que ça mais je ne l'ai pas refait, faute de temps et en pensant que le sac serait de toute manière plus souvent du côté des rebelles ^^